29 octobre 2017

Serrer l’autre dans ses bras

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Vendredi 27 octobre, le Parlement catalan vient de voter l’indépendance de la région.
A Barcelone, une femme serre un homme dans ses bras.

Au début du mois, le 1er octobre, l’horreur fait irruption Gare Saint-Charles à Marseille. Deux jeunes femmes d’une même famille sont tuées. Deux jeunes étudiantes de vingt ans qui ont croisé le regard d’un homme qui sera abattu par des militaires de l’Opération Sentinelle.
Des proches de l’une des deux jeunes femmes tuées à Marseille, le lendemain de l’attaque.

Des gestes simples que l’on retrouvent de plus en plus souvent dans les médias, des gestes de compassion où les visages sont cachés ce qui permet à chacun se se projeter, de se sentir concerné.
Des photographies qui parlent d’émotions et de sentiments humains. Des images qui disent peu sur l’évènement. Des images faciles à lire, faciles à s’approprier.

Des images qui font du bien. Des images génériques, consensuelles (?). Des images apaisantes qui ne choquent pas.
Des images qui traversent le temps et l’espace. Au quatre coins de la planète, ce sont les mêmes gestes que l’on retrouvent.

Les médias nous bombardent du soir au matin d’infos anxiogènes, dramatiques, effrayantes. L’horreur est partout et devient insupportable.
Alors il faut compenser par quelque chose qui fait retomber la tension.
A la radio, ce sont les plages laissées aux humoristes, dans les journaux, ce sont ces images qui fonctionnent quel que soit le sujet. Un attentat, une inquiétude, le décret d’indépendance d’une région européenne, les résultats du bac, une manifestation… une femme, un homme tient l’autre dans ses bras.

 

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Catégories: Médias, Photographies | Laisser un commentaire

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