23 janvier 2018

« Revenantes » sans visage

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C’est très simple et très visuel. Des yeux se détachant d’un visage flou…
C’était la semaine dernière sur France 2, Infrarouge, le magazine de reportage.

« Revenantes », un documentaire de Marion Stalens sur des femmes parties rejoindre la Syrie. Certaines femmes sont nées de familles musulmanes, d’autres non. Elles retracent les étapes de leur plongée dans la radicalisation. Elles témoignent de leur quotidien sous Daech et de leur difficile retour. Comment se reconstruire ?
Toutes ces femmes ont adhéré un jour au système de pensée djihadiste et toutes en sont sorties.

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Des femmes qui décident de témoigner, anonymement ou à visage découvert.

Et pour celle qui on préféré l’anonymat, la réalisatrice a trouvé un moyen technique très inhabituel. De flouter le visage en préservant les yeux. Seuls les yeux sont nets. Et pour le coup, c’est très intrigant car l’anonymat ne semble pas complètement préservé… Comme si le visage n’en était qu’à une étape de la reconstruction où seuls, les yeux ont retrouvé de la réalité.
Quelque chose de troublant de penser au nikab imposé à cas femmes, ce voile qui ne laisse que les yeux de visible. Comme si le visage restait flou une fois le voile retiré.

En voix off, Marion Stalens précise qu’« on peut détruire le territoire physique de Daesh mais le plus difficile sera de reconquérir le territoire des esprits ». Ces femmes sont aujourd’hui en état de stress post-traumatique.

Des femmes encore sans visage.
Des femmes dont le visage est encore insaisissable.

 

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