25 novembre 2017

La vague

therisingtide

On vient de vivre une séquence « catastrophe naturelle » qui nous a ouvert les yeux sur la réalité.
En gros, le schéma est simple. Nos sociétés occidentales on connu un bouleversement historique avec la Révolution industrielle du XIXe siècle. On a produit de plus en plus, on a pollué de plus en plus, et puis tout s’est accéléré avec le néo libéralisme des années 1980. Les années Thatcher et Reagan.

Capitalisme industriel, Capitalisme financier et changement climatique. Tout est lié, il faut le dire et le redire. Le Capitalisme détruit la planète.

En 2014, c’est Naomi Klein, la journaliste canadienne qui piquait un gros coup de gueule avec son livre « Tout peut changer : Capitalisme et changement climatique » (“This Changes Everything: Capitalism vs. the Climate”). Naomi Klein, c’est le livre No Logo, sur la tyrannie des marques dans nos sociétés où le marketing dicte tout. Comment les grandes marques font travailler les pays les plus pauvres de la planète. On découvrait que le coût de production d’un jean que l’on trouve dans nos boutiques design à Paris, c’est à peine 10% (dont 3% de main d’œuvre), 5% pour le transport en bateau du bout du monde, 40%, c’est la marge de la marque (pub inclue), 45%, celle du détaillant. On découvrait aussi comment une forme de résistance se mettait en place avec l’altermondialisme. Une nouvelle consommation possible.

« Tout peut changer ». Et l’on est tombé par hasard sur une analyse d’Astra Taylor qui s’arrête sur le livre de Naomi Klein, sur la façon dont le changement climatique ne peut être arrêté que par une refonte du capitalisme.
Avec une illustration d’une évidence à couper le souffle. Elle est signée Sébastien Thibault, un dessinateur de presse canadien qui travaille pour de nombreux médias internationaux The New York Times, TIME Magazine, The Guardian, Neue Zürcher Zeitung, The Washington Post, WIRED ou encore Le Nouvel Observateur.

Une simple vague, immense qui va tout détruire si l’on ne bouge pas.

DER_SPIEGEL_VAGUE_TRUMP

La une du Spiegel du 4/11/17 – “Washington, ein Jahr danach” (Washington, un an plus tard)
Pas une semaine ne passe sans qu’un grand titre n’affiche le président des États-Unis d’Amérique en une. L’hebdomadaire allemand Der Spiegel est passé maître en la matière. Ses unes sont provocatrices voire dévastatrices, comme la vague déferlante orangée, personnifiée en Donald Trump, qui sévit sur la capitale américaine.
On la doit, une fois de plus, à Edel Rodriguez , artiste cubain-américain.

 

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