13 août 2017

La lumière de Keiichi Tahara

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« La lumière du Japon, toujours voilée, n’a rien à voir avec celle de la France, très brutale et perçante. Et la nature de la lumière, j’en suis persuadé, a une incidence sur le paysage, les gens et même la langue que l’on parle. »

Keiichi Tahara était fasciné pour la lumière.
Agé de 22 ans, il avait quitté le Japon en 1972 pour s’installer à Paris, dans une chambre de bonne du quartier Saint-Michel. Cette chambre va lui inspirer « Fenêtres » (1973-1982), la série qui va le faire découvrir. Durant plusieurs années, il va photographier le verre de la lucarne, les gouttes de pluie, les traces de poussière, les nuages… la lumière.

« En France, il m’a fallu du temps pour que je m’habitue au climat. Comme si j’attendais longtemps que la lumière d’ici remplisse mon corps, et que toutes mes habitudes et ce que j’avais en moi se transforment en “mémoires” comme des traces. Mais ces mémoires restent confuses comme la boucle de Möbius dont la face est aussi bien la pile, et qui représentent un monde de chaos. »

Keiichi Tahara est mort au Japon le mercredi 7 juin 2017.

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