26 octobre 2014

Invisible

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Le 29 novembre 2012, les autorités de New York ont localisé le zèbre qui s’était échappé du parc animalier de Staten Island, dans le sud-ouest de la ville. Un porte parole de la police précise que l’animal a été capturé avec un lasso sur un passage piéton au croisement de la 48e rue et de Lexington Avenue. Il regardait fixement le Chrysler Building, et se sentait invisible à la vue des passants.

C’est quand le rouge piéton s’est allumé que le policier a bondi pour immobiliser l’animal.

Catégories: Illustrations, Médias | 2 commentaires

(2) commentaires

  1. Ce qui est assez drôle dans cette image c’est qu’on peut voir que sur le passage clouté, le pelage du zèbre constitue un véritable camouflage. Es-ce à cause de ça que le zèbre se sentait invisible ?
    On peut supposer que non, vu qu’il a du se promener dans une bonne partie de la ville et qu’il n’y a pas de passage piéton partout. Mais alors, à cause de quel(s) éléments de la ville se sentirait-il invisible?
    Ça serait drôle que ça soit juste à cause du passage piéton.

  2. L’incongruité de la situation que capture cette photo ne me saute pas immédiatement aux yeux. Je vois New York, cette ville dont j’ai déjà vu tant de photos. Je n’y ai jamais mis les pieds, certes, mais les oeuvres de tant de photographes me l’ont déjà présentée. Je pourrais presque décrire la foule, les hauteurs, les taxis, la nourriturre diététique. Mais je ne connais rien. J’ai vu des images. Celle-ci s’éloigne-t-elle de toutes celles que j’ai déjà vues auparavant ? Non, pas au premier regard. Je parle du premier regard car j’estime porter non pas un regard, mais plusieurs regards sur une image. Il y a celui qui frappe le premier, le plus simple, le plus rapide. Ici, il pose un décor qui me semble familier. Une rue de New York, en pleine journée. Puis mes autres regards ont envie de s’exprimer, de faire voler en éclat ma perception première. Ils m’indiquent un élément qui sort de l’ordinaire, qui fait tâche. Un zèbre se tient au premier plan, sous les mirettes du photographe et de moi-même. Est-ce une mise en scène ? Un accident ? Après Serge le Lama à Bordeaux, pourrait-on s’agiter à New York autour de Bradley le Zèbre ? Lui donner un nom est assez pertinent, puisque celui-ci se fond à la perfection au décor. Bradley va certainement chercher du pain, ses enfants ou se rend au travail. Comme tous les autres New Yorkais (civilisés), il traverse sur un passage piétons. Je ne peux me douter un seul instant en regardant ce cliché de la capture de ce brave zèbre. Le photographe est derrière l’animal, reste discret, agit comme s’il voulait se fondre dans la foule pour prendre sa photo. Il traite Bradley comme un passant qui ne faut pas trop approcher, parce que tout de même, il faut rester urbain, quelque soit la composition souhaitée. La robe rayée de Bradley est touchante. Je vois pas d’animal sauvage perdu dans une jungle urbaine. Je vois un zèbre très humain, qui piétine tranquillement une succession de bandes blanches. Celles-ci sont jalouses d’être si droites et si tristes. Elles envient les incroyables bandes noires qui ondulent au grès des courbes de ce zèbre.

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