17 mars 2018

Dix numéros d’ebdo

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Dixième numéro de l’Ebdo, et après deux mois d’existence, le magazine qui se voulait différent, sans pub et proche de son public, est en difficulté financière.

Les lecteurs ne sont pas au rendez-vous. 8 à 10 000 ventes en kiosque, ce qui est très loin des objectifs du départ, qui avaient été chiffrés à 20 000 exemplaires et 70 000 abonnements.
Là dessus, des levées de fond qui n’ont pas eu lieu, et la situation est plus que préoccupante.

10 numéros et 10 couvertures.
Le 1er numéro avait surpris par son traitement « daté », mais on a voulu attendre d’en avoir un certain nombre sous les yeux pour se faire une idée plus précise.

Et c’est vrai que l’impression du départ se confirme. Les couvertures sont fades, elles n’accrochent pas le regard. Ce qui semblait être au départ une volonté de décalage se révèle une faiblesse.

Les couvertures les plus fortes sont les couvertures les plus simples. À part le numéro sur le plaisir des femmes avec les lèvres et celle sur Nicolas Hulot en ombre sur fond orange, les autres évoquent l’univers des mutuelles. Et cela ne colle pas avec la prétention affichée d’un hebdo différent « à haute valeur ajoutée » « qui se donne les moyens de se faire une opinion ».
Semaine après semaine, les couvertures ont été à l’image de ce que l’on trouve à l’intérieur… malgré la volonté affichée de prendre du recul par rapport aux autres hebdos, on ne repère pas de partis pris, sinon le choix, pour le numéro du 9 février, de sortir « une affaire Hulot » qui a suscité l’indignation de certains lecteurs, mais n’en a visiblement pas attiré de nouveaux.

Cette couverture choc a marqué un coup d’arrêt dans les ventes.

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