30 octobre 2017

“Ce n’est pas du sang, c’est du rouge !”

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Activist poses for picture during a protest by NGO Rio de Paz against rape and violence against women on Copacabana beach in Rio de Janeiro

 

Une trace de sang. Rouge.
Des images qui questionne la couleur !

Dans Week-end, J.-L. Godard fait dire à un personnage : “Ce n’est pas du sang, c’est du rouge”.
Et justement, parce que c’est du rouge, c’est beaucoup plus que du sang. C’est bien au delà de ce liquide qui baigne notre corps.

Bien sûr que tout cela évoque le sang, mais aussi la chair, le déchirement de la chair, la blessure, la griffure, l’égratignure, l’éraflure, la bouche, la faim, les lèvres, la langue, la faille, la fente, l’incision, l’amour, la morsure, la passion, l’origine, la race, la transgression, la limite, l’excitation, la violence, le désir, l’érotisme, la beauté, l’agressivité, la colère, le viol, la giclure, l’entaille, l’ouverture, la souillure, encore le déchirement, puis la blessure, la trace, la coulure, la peinture, l’écoulement, la bestialité, l’animal, le vin, l’ivresse, le sexe, l’extase, la jouissance, la démence, l’inconnu, l’humain, le non-humain, l’inhumain, l’anormal, l’amoral, la monstruosité, la destruction, l’interdit, la perversité, la souffrance, l’horreur, la mort…

Le rouge n’est pas qu’une histoire de coloration. De tous temps, le rouge a toujours été la couleur de base. La couleur la plus forte, la plus puissante, la plus évocatrice. Le rouge est peut-être la « couleur » qui prime sur toutes les autres.

La couleur par excellence.
S’il y a bien quelque chose de monstrueux dans l’image, c’est la monstrueuse évocation de cette couleur.

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